
Dans un entretien fin janvier 2026 avec la presse kinoise, le président national de l’ONG de défense des droits de l’homme, Assistante aux personnes vulnérables et enfants du Congo (Apvec-Ongdh), Maïck Lukadi, a encore une fois denoncé la dégradation de la situation sécuritaire dans le pays, chaque jour qui passe, surtout dans les provinces de l’Est sous occupations du M23 et l’armée rwandaise, au détriment de la population congolaise, en général mais également des activistes des droits de l’homme, dont la mission est délicate en ce moment particulier.
« Je dénonce et interpelle les services de sécurité : la police et l’armée, en faveur des engagements pris par la République démocratique du Congo ( RDC), dans le cadre du respect des droits et libertés fondamentaux individuels et collectifs« , a-t-il souligné.
Dans cet exercice, cet activiste des droits de l’homme a également rappelé aux autorités de fait qui occupent certaines parties des provinces de la République démocratique du Congo (RDC) que les différentes violations des droits fondamentaux enregistrées dans les parties sous leur gestion sont placées dans leur compte et qu’elles vont, tôt ou tard, répondre de cela devant la justice nationale et internationale.
« Ces populations que vous dirigeaient de fait ont droit à tous les libertés et droits fondamentaux. Le fait d’avoir du pouvoir sur ces parties de la RDC vous oblige à respecter les droits et libertés des populations sous votre pouvoir. Agir contrairement vous exposés aux sanctions de l’histoire présentement ou dans les années à venir« , a avisé le président national de l’Apvec-Ongdh.
Il noté que le président Maick Lukadi s’est auparavant entretenu avec de journalistes, le vendredi 02 août 2024, pour dénoncer cette dégradation de la situation sécuritaire en RDC ainsi que les violations des droits de l’homme que subissent la population congolaise, depuis un certain temps dans la capitale et dans d’autres parties du pays sous contrôle des mouvements rebelles soutenus par le Rwanda.
Violation des droits et libertés fondamentaux de l’homme : crime indescriptible
A cette occasion ainsi qu’à celles qui ont précédé et suivi, cet activiste des Droits de l’homme n’est jamais allé par le dos de la cuillère. Il a saisi toutes ces occasions pour interpeller les responsables de l’armée, de la police et d’autres services de sécurité pour insister sur le respect des droits de l’homme par leurs agents et dépendants.
Maick Lukadi a condamné, avec la dernière énergie, tous ces traitements cruels, inhumains et dégradants ainsi que la torture que subissent la population congolaise.
Cependant, il a demandé au gouvernement congolais de respecter le principe qui dit que toutes interpellations et arrestations des citoyens et autres personnes installées en RDC doivent suivre le respect de la procédure et des usages. « Le respect des droits de l’homme doit être le leitmotiv dans l’exercice de la mission dévolue à la police, à l’armée et à tous les services de sécurité« , à appuyé le président de l’Apvec-Ongdh.
Au cours de cette dernière rencontre avec la presse en ce début d’année, le président Maick Lukadi a, par ailleurs, revenu sur un cas qu’il avait aussi révélé dans une conférence de presse qu’il avait tenu au mois de juillet de l’année 2024. Il s’agit du non respect de procédure d’arrestation dont ont été victimes Monsieur Ngandu Ngandu Andy Andre et son petit frère Kimbulu Armand, qui tous deux ont subi de traitements cruels, inhumains, dégradant et torture, imposés par des militaires précisément dans la plantation de Madame Bambi Ilunga Mamie à Maluku. Il a rappelé suivre ce dossier pour que justice soit faite â ces deux Congolais.
Le Président Maick Lukadi, a aussi épinglé et condamné l’agression rwandaise, sous le label du M23 que subit la RDC depuis plusieurs années.
LDM

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