Ministre d’État, ministre de l’Éducation Nationale et Nouvelle Citoyenneté (EDU-NC), Raïssa Malu a procédé, le lundi 24 novembre 2025, à la signature de l’acte d’engagement du personnel administratif et politique au Code de conduite de l’agent public de l’État, notamment en ce qui concerne les dispositions relatives aux exploitations, abus et harcèlement sexuels. La cérémonie, organisée au Fleuve Congo Hôtel à Kinshasa par le Projet d’apprentissage et d’autonomisation des filles (PAAF), a également vu la participation de hauts cadres de l’administration de l’EDU-NC, qui ont apposé leurs signatures à la suite de la ministre.
Cet acte s’inscrit dans une nouvelle dynamique de citoyenneté active, fondée sur le respect des principes républicains et l’exemplarité au sein de l’administration éducative. En signant ce document, Raïssa Malu devient le premier membre du Gouvernement à s’engager officiellement dans cette démarche, faisant de l’EDU-NC le premier ministère dont l’ensemble des cadres et agents adhèrent formellement à ce dispositif. Ce geste fort illustre la volonté de l’Exécutif de promouvoir l’éthique, la discipline et l’intégrité dans le secteur éducatif.
Dans son allocution, la ministre d’État a rappelé l’ambition première de son ministère : garantir à chaque enfant, en particulier aux filles, un environnement d’apprentissage sûr et exempt de toute menace. Elle a souligné que le Code de conduite du personnel des établissements publics d’enseignement, connu sous le nom de « Code 22 » en raison de ses 22 articles, constitue le socle de cette vision. « Son élaboration, amorcée il y a quatre ans sous l’impulsion du PERSE, a d’abord conduit à un engagement solennel des enseignants du primaire, avant d’être étendue aux enseignants du secondaire grâce au PAAF. Aujourd’hui, nous franchissons une étape décisive en l’élargissant à l’ensemble du personnel administratif et politique de notre ministère », a-t-elle déclaré, ajoutant que cette cérémonie « consacre l’aboutissement d’une vision d’éthique sectorielle totale ».
Raïssa Malu a insisté sur le fait que le ministère ne saurait tolérer que l’avenir des enfants congolais soit compromis dans des lieux censés être leurs sanctuaires. « Ce code, dérivé du Code de conduite de l’agent public de l’État, contient des dispositions essentielles sur les exploitations, abus et harcèlements sexuels (EAS/HS), ainsi que sur les violences basées sur le genre en milieu scolaire. Sa signature représente une réponse ferme et unanime aux risques sociaux et de protection qui pèsent sur nos bénéficiaires. En RDC, ces violences constituent un frein majeur à l’accès équitable à l’éducation et à la rétention des filles à l’école, sapant la confiance des communautés. Nous devons bâtir un environnement où les stéréotypes de genre et les pratiques discriminatoires n’ont plus leur place », a-t-elle indiqué.
Elle a réaffirmé la politique de tolérance zéro du Gouvernement contre les EAS/HS, portée par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Champion de la Masculinité positive : « Toute violation avérée du Code de conduite ou tout acte de violence, d’exploitation ou d’abus à caractère sexuel impliquant un agent de notre ministère fera l’objet d’une instruction immédiate et sera sanctionné, sans considération de grade, de fonction ou d’influence. Notre ministère doit incarner un modèle national de probité, d’éthique et de discipline. Nous formons les générations futures ».
Avant l’intervention de la ministre, la coordonnatrice du PAAF, Alice Mutambayi, a rappelé que cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un projet gouvernemental financé à hauteur de 400 millions USD par la Banque mondiale sur cinq ans. Le PAAF vise à améliorer les conditions d’accès à l’éducation, en particulier pour les filles, et à renforcer la sécurité et l’équité dans l’enseignement secondaire public dans dix provinces. Elle a précisé que le projet travaille à la mise à jour des outils liés au Plan d’engagement environnemental et social (PEES), conformément à l’accord de financement, notamment le Code de conduite du personnel affecté au projet et l’acte d’engagement au Code de conduite de l’agent public de l’État.
Entre mai et octobre 2025, une vaste campagne de sensibilisation et de vulgarisation a permis de toucher 5 244 agents administratifs, dont 2 179 au niveau central et 2 525 aux niveaux provincial et local. Tous ont été informés du contenu du Code de conduite et de l’acte d’engagement, incluant les dispositions contre les violences basées sur le genre, les EAS et le harcèlement sexuel. Par ailleurs, 233 498 enseignants -dont 3 133 femmes- issus de 12 551 écoles secondaires publiques ont été sensibilisés au Code 22 et ont signé l’acte d’engagement.
Congo365.cd

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