
Les courages et inédites décisions de la ministre d’Etat Raïssa Malu de l’Education Nationale et Nouvelle Citoyenneté (EDN-NC) s’avèrent bien plus efficaces, elles dérangent. En fait, le réseau mafieux n’y tient plus. La mise à l’écart de Boniface Mbaka, désormais ancien directeur national de la Direction nationale de contrôle, de la préparation de la paie et de la maîtrise des effectifs des enseignants et du personnel administratif des établissements scolaires (DINACOPE) et l’audit du fichier de paie de cet organe stratégique du ministère de l’EDU-NC viennent tout chambouler. Les révélations attendues suscitent une peur bleue dans le camp de tous ceux qui se graissent la patte avec les fonds de la DINACOPE ; et ils tentent par tous les moyens à distraire l’opinion par des campagnes de sape contre la ministre d’Etat. Après l’échec de l’instrumentalisation de certains médias, le réseau des prédateurs tente de discréditer Raïssa Malu sur le plan politique et dans les institutions, pour qu’elle soit mise de côté et leur laisse le champ libre dans leur sale besogne de détruire le pays en toute impunité.
Et ce flambeau des mafieux est repris par certains acteurs politiques dans le but d’inciter le Président de la République Félix Antoine Tshisekedi et la Première Ministre Judith Suminwa à exiger la démission de la ministre d’Etat. Et l’accusation fantaisiste, sans aucune preuve, brandie contre elle par le député national Willy Mishiki, auteur d’une ridicule pétition alimentaire, c’est un prétendu détournement de 6 milliards de Francs congolais sur la prime de la gratuité des enseignants.
Et pourtant, la ponction de 20.000 FC sur la prime de la gratuite, – car c’est de cela qu’il s’agit-, a été une mesure malveillante prise par l’ancien directeur Boniface Mbaka, du reste suspendu de ses fonctions par la ministre d’Etat (avec le directeur du service informatique), avec ouverture d’une action disciplinaire, et il doit, en principe, répondre devant les instances judiciaires des faits graves mis à sa charge (ponction sur la prime de la gratuité, multiplication des écoles fictives, gonflement abusif des effectifs, etc.).
Alors que le responsable de cette méprise est bien identifiée et frappée par une mesure disciplinaire, le réseau mafieux ne cible, dans son acharnement, que la ministre d’Etat.
Il sied de relever que la prime de la gratuité n’a jamais été diminuée, encore moins détournée par la ministre d’Etat. Cette prime transitait par les frais de fonctionnement des écoles, et gérée par les chefs d’établissements scolaires. Mais ce mécanisme exposait les enseignants à des paiements irréguliers, des pertes, des inégalités de traitement. Il a donc fallu une réforme pour protéger les enseignants. Et la migration technique vers un nouveau système en intégrant la prime dans le salaire déjà bancarisé a connu quelques incohérences techniques signalées lors du traitement de la paie à la DINACOPE. Et cela a entraîné la ponction de 20.000 FC sur les 80.000 FC de certains enseignants de certaines provinces éducationnelles. Mais sur instruction expresse de la ministre d’Etat, le nouveau directeur national de la DINACOPE, Vital Lumbala, a rapidement corrigé l’erreur.
Il est ainsi indéniable, la ministre d’Etat Raïssa Malu n’a rien à voir avec cette affaire, car les finances de la DINACOPE sont du ressort d’autres instances publiques comme le ministère des Finances, le ministère du Budget, etc… Et le contrôle des finances de la DINACOPE relèvent de l’Inspection générale des Finances et de la Cour des comptes, alors que l’élaboration du fichier de paie implique également le ministère de la Fonction Publique.
Mais Willy Mishiki va jusqu’à prétendre que les syndicats du secteur de l’éducation soutiennent ses accusations. Et pourtant, les mouvement syndicaux montent déjà au créneau pour s’inscrire en faux contre les allégations de l’élu de Walikale. « Notre grande surprise reste essentiellement celle de voir que l’honorable et ses paires ne connaissent pas le fonctionnement de notre ministère et surtout sur le plan financier, et pourtant, en sa qualité de député du peuple, il est censé mieux connaître que quiconque…», affirme Médard Mwenge Kapay, Président de la Délégation Syndicale ÉDU-NC élu, avec ses 55 ans d’expérience professionnelle dans le sous-secteur.
Et d’ajouter : «… Le numéro 1 de notre ministère ne dispose d’aucune signature quant au décaissement des sommes d’argent, les salaires des enseignants. Et surtout, depuis l’avènement de la bancarisation des salaires du personnel enseignant et administratif, aucune chance n’est donnée à ce dernier de palper les billets de banques logés dans les caisses de l’État. Au sein de notre ministère, il existe un service chargé du contrôle et préparation de la paie des enseignants dans lequel la Minetat n’a aucune signature pouvant autoriser le décaissement des fonds. Comment peut-on parler de détournement pour une personne qui, ni en amont ni en aval, ne gère ces fonds…».
Le Syndicat libre des enseignants et administratifs de l’Education Nationale (Sylad) renchérit dans le même sens. « Tout en soutenant les arguments combien louables du camarade Mwenge, le Syndicat SYLAD, au travers son président national, condamne des allégations mensongères relayées par des personnes n’ayant aucune connaissance de l’architecture administrative, technique et financière de notre ministère de l’Education Nationale et Nouvelle Citoyenneté, qui se permettent de saper les efforts que déploient les autorités ministérielles, spécialement Son Excellence Madame Raïssa Malu et l’ensemble de ses proches collaborateurs, pour redresser le système éducatif congolais. Le SYLAD estime que les hérésies de détournements finiront par se retourner contre les instigateurs de mauvais goûts qui ne jurent qu’à accéder aux commandes du ministère par voie de mensonges et de médisance. Qu’ils sachent que toute autorité vient de l’Eternel Dieu. Que les politiciens s’occupent de la politique et laissent l’administration aux technocrates mieux expérimentés dans le domaine de l’Education. Le Syndicat SYLAD reste et demeure une structure de la Société civile sans couleur politique », déclare José Gongbaka Lawa, président national du SYLAD.
Affabulateur et repris de justice…
L’on se rend ainsi compte que l’accusation gratuite et non fondée de Willy Mishiki peut servir de base à une poursuite judiciaire pour diffamation et propos calmonieux. Ce dernier se complaint dans l’affulation, c’est son mode de fonctionnement politique. Il avait déclaré que feu Etienne Tshisekedi avait été empoisonné, avant de mentir que la déclaration venait de la journaliste belge Collette Braeckman. Mais celle-ci l’avait remis à sa place dans une interview sur Habarirdc.net en février 2017 : «Willy Mishiki est un affabulateur». (https://habarirdc.net/colette-braeckman-willy-mishiki-un-affabulateur/).
Elu de Walikale, il fait partie de l’élite locale jugée corrompue qui se partagerait des pots-de-vin de la société minière Alpha-Mine Bisie Mining (qui exploite l’étain), en complicité avec certaines autorités à Goma et à Kinshasa. En 2023, apprend-on, cette société avait généré près de 300 millions Usd, mais sans respecter un cahier des charges signé avec les communautés locales qui met en avant des «exigences de contribuer au développement local ». Walikale demeure à ce jour l’un des territoires les moins développés du pays, malgré sa richesse minière, à cause de cette élite locale dont fait partie Willy Mishiki ; ce dernier a fait fortune dans d’opaques affaires d’or, de coltan et d’étain. Et les affaires louches attirent la justice. En 2002, Willy Mishiki fut arrêté en Belgique, par le juge Pignolet. Selon les enquêtes, il « avait pour projet de faire imprimer en Amérique du Sud (probablement au Chili) une toute nouvelle monnaie qu’il aurait fait mettre en circulation dans cette province du Congo (Nord-Kivu) passée sous contrôle d’une rébellion soutenue par le Rwanda et l’Ouganda. En clair, il complotait contre Kinshasa », révélait le média belge La Dernière Heure, qui indiquait : « son nom a figuré sur une liste de 26 personnes accusées d’avoir perpétré des massacres de populations civiles congolaises … Mishiki est détenu en Belgique pour faux, usage de faux, escroquerie, tentative d’escroquerie, association de malfaiteurs et fausse monnaie ». En juillet 2018, il a été condamné à 3 mois de servitude pénale pour coups et blessures volontaires sur une femme cambiste à laquelle il devait de l’argent, avant d’être relaxé après 9 jours.
Ancien vice-ministre de l’Énergie dans le gouvernement Samy Badibanga, Willy Mishiki a été auteur des scandales. Aujourd’hui député national de Walikale, ce repris de justice fait allégrement le jeu du réseau mafieux, s’évertuant à stopper les réformes courageuses engagées par la ministre d’Etat pour relever l’éducation nationale et surtout stopper le coulage des fonds destinés accélérer le développement du secteur éducatif congolais. Mais toute cela n’ébranle en rien la Ministre d’Etat Raïssa Malu, déterminée à poursuivre son action pour le bien du secteur éducatif congolais. Et près de deux ans après son arrivée à la tête du ministère, les résultats des réformes initiées sont palpables : augmentation salariale de 100 000 FC ; 1000 enseignants éligibles à la retraite ont perçu leurs indemnités de sortie de plus de 10 000 USD chacun, et tous remplacés par des unités plus jeunes ; construction de 1384 écoles pour l’exercice 2025, ayant permis d’absorber le surplus d’élèves issu de la gratuité ; la digitalisation du processus de l’Examen d’Etat ; l’avènement du E-diplome ; etc.
MEM, correspondance particulière

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