43e Conférence de l’Unesco en Ouzbékistan : Intervention édifiante de la ministre d’Etat Raïssa Malu

Raissa Malu lord du débat général de la 43e conférence général de l'Unesco en Ouzbékistan
Raissa Malu lord du débat général de la 43e conférence général de l’Unesco en Ouzbékistan

Lors du débat général de la 43e session de la conférence générale de l’Unesco, organisé du 30 octobre au 13 novembre 2025 à Sarmakand, en Ouzbékistan autour du thème «Transformer demain aujourd’hui : dialogue ministériel sur les compétences nécessaires pour un avenir durable », la ministre d’Etat, ministre de l’Education Nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu Dinanga, a fait une intervention édifiante sur la République démocratique du Congo (RDC). Réaffirmant que l’éducation constitue le moteur du changement social et du développement durable, elle a confirmé que la RDC oeuvre ainsi à bâtir un système éducatif transformateur, inclusif, résilient et innovant, capable de former des jeunes à la citoyenneté et les préparer aux défis écologiques et numériques du siècle. Raïssa Malu a parlé de la gratuité de l’enseignement primaire, avec plus de 5 millions d’enfants supplémentaires ayant accès à l’éducation, des réformes dans le sytème éducatif, de l’intégration du numérique dans l’enseignement, de l’aide de l’Intelligence artificielle. La ministre d’Etat a évoqué aussi la culture comme vecteur essentielle de paix, de dialogue et de cohesion nationale, tout en appelant l’Unesco à renforcer ses missions d’urgence pour la sauvergarde des patrimoines en zones de conflit; particulièrement dans l’Est du pays. «En valorisant la Rumba congolaise, désormais patrimoine immatériel de l’Humanité, par un soutien à la création d’industries créatives autour de ce bien commun, la RDC s’attache à améliorer le statut des artistes, et encourager la culture numérique », a-t-elle déclaré. Raïssa Malu a aussi mentionné l’attachement du pays à la liberté d’expression, plaidant pour la liberté de presse, la protection des journalistes, l’appui à l’éducation aux médias, la régulation des plateformes numériques et le développement des médias communautaires. «Nous demeurons pleinement engagé vers une Unesco réformatrice, inclusive et ambitieuse, capable d’accompagner les transformations sociales et techonologiques, ainsi que les évolutions culturelles de notre époque. Sous le leadership du Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, la RDC réaffirme sa conviction : « Meme dans l’épreuve face aux blessures de la guerre et la fragilité de la paix, c’est par l’éducation, la connaissance, la créativité que notre nation veut construire durablement la paix et l’avenir » », a conclu la ministre d’Etat, ministe de l’Education Nationale et Nouvelle Citoyenneté.

Ci-dessous son intervention in-extenso

La RDC, au coeur de l’Afrique, réaffirme sa foi en ce multilatéralisme de savoir et de solidarité, convaincue que c’est par la connaissance et la coopération que notre monde peut transformer ses défis en lévier de développement durable. C’est pourquoi nous réaffirmons avec force que l’éducation constitue le moteur du changement social et du développement durable. Mon pays oeuvre ainsi à batîr un système éducatif transformateur, inclusif, résilient et innovant, capable de former des jeunes à la citoyenneté et les préparer aux défis écologiques et numériques du siècle.

Sous le leadership de son excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, président de la République, notre pays a rendu effective la gratuité de l’enseignement primaire, permettant à plus de 5 millions d’enfants supplementaires, en particulier des filles, d’accéder à l’école. Nous investissons également dans la formation initiale et continue des enseignants, dans la gouvernance éducative, dans la promotion de l’égalité de genre et dans l’intégration des compétences numériques et de la citoyenneté active au coeur des curriculas.

Engagés dans la ratification de la convention mondiale sur la reconnaissance des qualifications relative à l’enseignement supérieur, et dans la mise en oeuvre des recommandations de l’Unesco pour la science ouverte, nous appelons à la solidarité renforcée de l’Uneco pour accompagner la transition numérique de l’enseignement. Parcque éduquer, c’est aussi préparer les esprits à comprendre et à transformer le monde, la RDC accorde une importance majeure à la science comme levier de transformation des sociétés. C’est pourquoi nous soutenons activement le Programme Phare 5 de la priorité Afrique et l’Agenda 2063 de l’Union Afrique, convaincus que l’accès et le partage du savoir renforcent la solidarité et la paix. Nous encourageons l’Unesco à poursuivre le renforcement de ses programmes de promotion des filières STEM afin d’élargir la pépinière des futurs scientifiques.

Nous saluons également les efforts de l’Organisation pour la protection pour la biodiversité terrestre comme marine. A ce titre, la RDC exprime sa gratitude pour la désignation de la réserve de biosphère de Yangambi comme site sentinelle de sol pour l’action contre la dégradation des terres, le climat et la biodiversité. Nous souhaitons que la réserve de Luki, deuxième réserve biosphère du pays, bénéficie à son tour de la même attention et du même accompagnement scientifique.

Ayant validé son rapport national sur l’Intelligence Artificielle grâce à l’accompagnement de l’Unesco, la RDC soutient le leadership de notre organisation dans la gouvernance éthique de l’IA et de neurotechnologie.

Mais il n’y a pas de développement durable sans mémoire et identité. C’est pourquoi la RDC fait de la culture un vecteur essentielle de paix, de dialogue et de cohesion nationale. Face des défis sécuritaires dans le Kivu et l’Ituri, notre patrimoine culturel paie un lourd tribut. Tout en étant reconnaissant vis-à-vis de l’Unesco, d’ALIPH et d’ICOMOS pour leur soutien à l’élaboration de la feuille de route de la lutte contre le trafic illicite des biens culturels, ainsi qu’au travail méthologique sur l’inventaire du patrimoine immobilier, nous appelons néanmoins notre organisation à renforcer ses missions d’urgence pour la sauvergarde des patrimoines en zones de conflit.

En valorisant la Rumba congolaise, désormais patrimoine immatériel de l’Humanité, par un soutien à la création d’industries créatives autour de ce bien commun, la RDC s’attache à améliorer le statut des artistes, et encourager la culture numérique.

Dans notre monde traversé par la désinformation, nous restons attachés à la liberté d’expression et à l’accès à une information fiable. A l’approche du 80e anniversaire de notre organisation, nous saluons les efforts de l’Unesco pour garantir la sécurité des journalistes et une information juste. En écho à ces engagements, la RDC a adopté des nouvelles réformes sur la liberté de presse et d’information, renforçant la protection des journalises. C’est pourquoi nous appelons à un partenariat accru avec le PIDC pour appuyer l’éducation aux médias, la régulation des plateformes numériques et le développement des médias communautaires.

Pour conclure, nous demeurons pleinement engagé vers une Unesco réformatrice, inclusive et ambitieuse, capable d’accompagner les transformations sociales et techonologiques, ainsi que les évolutions culturelles de notre époque. Sous le leadership du Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, la RDC réaffirme sa conviction : « Meme dans l’épreuve face aux blessures de la guerre et la fragilité de la paix, c’est par l’éducation, la connaissance, la créativité que notre nation veut construire durablement la paix et l’avenir ».

Je vous remercie.

Congo365.cd

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