
L’immeuble abritant la Direction provinciale de la Société nationale d’électricité (SNEL SA), situé dans la commune de Makiso, à Kisangani, province de Tshopo, est menacé par une érosion galopante. Selon le dernier constat après la pluie diluvienne du vendredi 15 août dernier qui a fait énormement des dégâts dans la ville, plusieurs mètres de terrain ont été emportés par des eaux déferlantes de pluies, accompagnées d’amoncellement déconcertant d’immondices, fragilisant les fondations du bâtiment.
Il y a dès lors nécessité d’intervenir rapidement, avec efficace afin d’éviter l’effondrement de l’immeuble. Sinon, les conséquences seraient incalculables : interruption du service public d’électricité, privant des milliers de ménages et d’entreprises ; mise en danger de vies humaines, notamment celles du personnel et des riverains proches du site ; pertes économiques et matérielles considérables affectant l’entreprise publique et l’ensemble de la province de la Tshopo. Et de son côté, la population ne cache plus son inquiétude. « Chaque jour, nous voyons le sol reculer. Nous craignons que l’immeuble ne s’effondre soudainement, mettant en danger nos vies et nos maisons », déclare un boyomais préoccupé par cette situation.

Patrimoine urbain, l’immeuble de la SNEL à Kisangani représente un repère administratif et historique de la cité boyomaise. Et l’opérateur national de l’électricité n’est pas inactif, et prend à bras le corps la situation, apportant sa contribution pour soutenir les autorités locales, notamment la mairie de la ville chef-lieu de Tshopo, et la population, dans l’éradication de cette menace.
A cet effet, des travaux de débouchage manuel de la partie amont du collecteur principal qui traverse la route sont lancés depuis le samedi 23 août, alors que la SNEL a contracté le service deux camions-bennes de 25 tonnes et un engin de type poclain en vue de renforcer la logisitique nécessaire à l’opération pour stopper la progression de l’érosion qui ménace dangereusement l’immeuble abritant ses locaux. Clairement, la SNEL prend des disposition pour sécuriser ce patrimoine immobilier faisant la fierté de la région face à cette tête d’érosion si ménaçante. Et la population boyomaise attend avec impatience l’aboutissement positif des travaux dans un bref delai afin que ce danger ne se transforme pas en catastrophe irréversible.
L’action amorcée par la SNEL traduit la priorité de protéger les infrastructures essentielles à Kisangani et ailleurs contre les effets pervers du déficit d’assainissement de l’environnement et des aléas climatiques.
Congo365.cd

Soyez le premier à commenter