Éducation nationale : Raissa Malu renforce le dialogue avec les écoles conventionnées

Dans une atmosphère chaleureuse et empreinte de respect mutuel, une rencontre décisive s’est tenue le mardi 13 août sous le chapiteau du Collège Boboto, dans la commune de Gombe à Kinshasa. À l’initiative du Ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raissa Malu, cet échange a réuni les coordonnateurs nationaux des écoles conventionnées autour d’un objectif commun : bâtir un système éducatif plus inclusif, moderne et performant.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du premier principe directeur du Plan quinquennal 2024–2029 du ministère, qui encourage un dialogue permanent avec toutes les parties prenantes du secteur éducatif. Fidèle à cette vision, Raissa Malu a ouvert un espace d’écoute active, permettant aux responsables des écoles conventionnées de s’exprimer librement sur les réformes engagées depuis sa prise de fonction.

Des réformes ambitieuses pour une école plus équitable

Prenant la parole devant les coordonnateurs des écoles conventionnées, Raissa Malu a présenté les grandes lignes des réformes en cours, notamment : – La modernisation du processus de correction de l’examen d’État ; – La création du réseau d’écoles de proximité pour réduire les inégalités d’accès ; – Le développement de l’enseignement à distance ; – L’instauration de cantines scolaires pour améliorer les conditions d’apprentissage.

Elle a également encouragé les établissements à digitaliser leurs administrations et à renforcer les synergies interinstitutionnelles pour favoriser le partage des bonnes pratiques.

Raïssa Malu a interpellé les coordonnateurs des écoles conventionnées sur leur rôle central dans la mise en œuvre des réformes : « Nous définissons les grandes lignes de la vision du Chef de l’État, mais c’est vous qui la concrétisez. Si nos enfants ne parviennent pas à améliorer leurs conditions de vie dans leurs territoires, c’est un échec collectif ».

Vers un cadre national de concertation

Avant l’adresse de la ministre d’État, le Secrétaire général a.i. à l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Alexis Yoka, a salué la mise en place d’un cadre national de concertation, destiné à impliquer toutes les parties prenantes dans les décisions stratégiques. Ce dispositif vise à garantir que chaque réforme soit pensée dans l’intérêt supérieur de l’enfant congolais.

Par le biais de l’abbé Emmanuel Bashiki, coordinateur national des écoles conventionnées catholiques, et le révérend Guy David, président des coordinateurs des écoles des différentes confessions religieuses, les participants ont salué la volonté manifeste de la ministre d’État d’améliorer la qualité de l’enseignement en République démocratique du Congo. Reconnaissant les avancées, ils ont également pointé certaines faiblesses structurelles nécessitant des ajustements ciblés.

« C’est une première depuis une décennie. On ne peut pas gérer le ministère de l’Éducation sans consulter ceux qui sont sur le terrain. Nous représentons 90 % de la gratuité de l’enseignement: 80 % des écoles sont conventionnées et 10 % officielles. Nous sommes les garants de la vision du Chef de l’État », ont-ils déclaré.

In globo, les échanges ont permis de dresser un état des lieux lucide du système éducatif, en identifiant ses points forts et ses zones de fragilité. Tous les intervenants ont convenu de l’urgence d’accompagner les efforts du Gouvernement au travers, entre autres : – La formation continue des enseignants et inspecteurs ; – Le renforcement des capacités administratives ; – L’appropriation des réformes en cours par les acteurs de terrain.

Cette rencontre marque une étape importante dans la construction d’une école congolaise plus résiliente, inclusive et tournée vers l’avenir.

Congo365.cd

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