Selon des précisions apportées par des cadres de l’Inspection générale du Travail de la République démocratique du Congo, sur des propos qui ont motivé la suspension de l’inspecteur général Jean-Paul Mboma Muyuku, ses déclarations n’avaient rien de tribalisme. Le terme « Lubumbashi et Katanga » utilisés par l’inspecteur général du Travail dans cette vidéo virale étaient des « références administratives et non communautaires« .
Selon les précisions apportées, cette lecture ne correspond pas au contexte réel de la déclaration. Une « référence administrative, pas communautaire« , a dit Plamedie Matoto, inspecteur du Travail, dans sa réaction sur une radio émettant à Kinshasa, la capitale.
« D’après les éléments disponibles, l’Inspecteur général faisait allusion non pas à l’origine ethnique de certaines personnes, mais aux agents de l’Inspection générale du Travail affectés à Lubumbashi – donc relevant de la direction provinciale du Haut-Katanga – qui se trouvaient alors à Kinshasa. Il leur demandait ainsi de regagner leurs lieux d’affectation, indépendamment de toute considération tribale ou régionale« , a précisé l’inspecteur Didi Tenekwa.
Selon ces deux cadres de l’Inspection du Travail de la RDC, en effet, dans ses subdivisions, l’Inspection du Travail dans le pays est structurée autour d’une administration centrale et de directions provinciales, chacune portant le nom de sa province.
Dans cette optique, ont précisé MM Matoto et Tenekwa, la mention de Lubumbashi dont faisait allusion l’inspecteur général renvoyait à une entité administrative précise et non à une communauté.
Pour l’inspecteur général Mboma et les deux inspecteurs Matoto et Tenekwa, par ailleurs, cette vidéo dont question est ancienne et est sortie de son contexte initial.
« La vidéo ne date pas d’aujourd’hui. Elle remonte à environ un an et dans une période marquée par sa suspension, qui durait depuis près de trois mois sans qu’une issue administrative claire ne soit encore apportée à sa situation« , ont précisé MM Matoto et Tenekwa.
Selon ces sources, les propos de l’inspecteur général Jean-Paul Mboma ont été interprétés par certains internautes comme une allusion communautaire ou tribale. Ce qui a soulevé, selon eux, la question de savoir si à Lubumbashi, il n’y avait que des Katangais.
Dans cette mise au point sur les propos de l’Inspecteur général du Travail, la vidéo lui attribuée, et qui est devenue virale, a suscité de nombreuses réactions, notamment autour d’une déclaration dans laquelle il affirmait : « J’ai pris la ferme décision de reprendre mes fonctions. Ceux qui sont venus de Lubumbashi n’ont que 48 heures pour rentrer chez eux ». Sur base de cette séquence vidéo diffusée à dessein, le vice-Premier ministre (VPM) de la Fonction publique a pris la décision de le suspendre, sans pour autant chercher à creuser davantage en vue de cerner le contour de cette question.
Au moment où la vérité sur cette vidéo éclôt, l’opinion attend du VPM Lihau, en charge de la Fonction publique, une décision aussi courageuse réhabilitant l’exactitude, l’authenticité.
LDM

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