FIGE 2026 : Benoît Patrice Tupa de l’OSCEP a parlé du numérique et l’IA dans le combat anticorruption en RDC

Le Directeur général de l’Observatoire de Surveillance de la Corruption et de l’Éthique Professionnelle (OSCEP), Benoît Patrice Tupa Kamango, a livré une restitution dense et stratégique de sa première mission officielle à l’étranger, à l’occasion du Forum des Institutions Générales d’État (FIGE) organisé en République de Djibouti, pays situé dans la Corne de l’Afrique.

Après avoir pris part à ce grand rendez-vous continental, placé sous le signe du numérique et de l’intelligence artificielle comme nouveaux remparts contre la corruption, le numéro un de l’OSCEP a tenu à rappeler qu’un gestionnaire public a un double devoir : rendre compte à sa hiérarchie et informer l’opinion publique sur la portée des travaux auxquels il a participé. Il était accompagné lors de ces assises de l’Inspecteur Général des Finances et Chef de service de l’IGF, Christophe Bitasimwa Bahii.

Le numérique et l’IA au cœur du combat anticorruption

À Djibouti, les échanges ont porté sur les nouvelles technologies du numérique et de l’intelligence artificielle au coeur du combat anticorruption dans les établissements publics, au regard du contexte africain marqué par la criminalité transnationale et les anti-valeurs persistantes.

Pour la RDC, représentée notamment par l’OSCEP et l’IGF, l’enjeu était clair : • Affirmer sa présence sur la scène internationale ; • S’aligner sur les standards modernes de gouvernance ; et • Montrer que le pays est engagé dans une transformation structurelle de ses mécanismes de contrôle.

Benoît Patrice Tupa Kamango a souligné que la RDC est appelée à jouer un rôle pivot en Afrique, conformément à la vision du Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi.

Hommage à la vision numérique du Chef de l’État

Le DG de l’OSCEP n’a pas manqué de saluer les réformes initiées par le Président de la République. Il a rappelé que, dès son premier quinquennat, le Chef de l’État a créé, pour la première fois dans l’histoire institutionnelle du pays, un ministère dédié au Numérique.

Lors de son second quinquennat, cette dynamique s’est consolidée avec la mise en place d’un ministère de l’Économie numérique, consacrant la place stratégique du digital dans la gouvernance nationale.

Il a également salué les efforts de sa tutelle, le Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, engagé dans la digitalisation de l’administration publique et la modernisation des services de l’État.

L’OSCEP, bras technique de la moralisation publique

Lors de sa restitution, le DG Benoît Patrice Tupa Kamango a replacé cette mission dans le cadre institutionnel de l’OSCEP. Établissement public à caractère technique et consultatif, il agit comme le bras technique du gouvernement pour moraliser la vie publique.

Ses missions fondamentales sont de • Promouvoir les valeurs éthiques et l’intégrité au sein de l’administration publique ; • Assurer la surveillance, la prévention et la lutte contre la corruption et les anti-valeurs (concussion, népotisme, clientélisme) ; et • Veiller à l’application stricte du Code de conduite de l’agent public de l’État.

Les avantages du numérique

Le DG a insisté sur l’urgence d’implanter la culture du numérique dans les établissements publics, et il a détaillé les bénéfices attendus : • L’intégration de l’intelligence artificielle pour traiter efficacement de grands volumes de dossiers ; • La migration progressive vers une administration sans papier, réduisant les lourdeurs et la lenteur administrative ; • La modernisation des outils de contrôle pour lutter efficacement contre la corruption ; et • L’accélération des procédures et la meilleure traçabilité des actions administratives, rendant la gestion plus transparente et efficace.

Ainsi, l’intégration du numérique et de l’intelligence artificielle apparaît comme un levier stratégique pour renforcer l’efficacité des missions de l’OSCEP et moderniser l’administration publique.

Prochain rendez-vous

Le patron de l’OSCEP a annoncé la tenue des prochaines assises du FIGE en octobre 2027 à Kinshasa. Un rendez-vous d’autant plus stratégique que Christophe Bitasimwa Bahii, Inspecteur Général des Finances et Chef de service de l’IGF, occupe actuellement le poste de Vice-président de ce grand colloque continental, renforçant ainsi le positionnement de la RDC au sein de cette plateforme africaine.

« Passer résolument à l’action »

Benoît Patrice Tupa Kamango a appelé les gestionnaires des établissements publics à accélérer la migration vers une administration numérique et sans papier, et à intégrer pleinement la culture du numérique et de l’intelligence artificielle.

Reconnu comme un homme de travail, consciencieux et fin technocrate, il milite activement pour hisser l’administration publique congolaise vers les standards modernes. À la tête de l’OSCEP, il s’emploie à positionner cette institution comme un acteur clé de la gouvernance éthique en RDC, dans un contexte où la modernisation technologique devient un impératif stratégique.

Tiré du Sphynxrdc.com

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*