
Ils sont de retour, les faucons et les vautours. Et ils se sont trouvé une nouvelle proie : Raissa Malu, Ministre d’Etat en charge de l’Éducation nationale. Et ça s’agite terriblement sur les médias comme sur les réseaux sociaux qui sont devenus les nouvelles plateformes d’exercice de la politique au Congo.
Cela se comprend aisément quand on sait que les faucons sont des prédateurs et les charognards des opportunistes de mauvais goût qui fondent l’ensemble de leurs actions sur le fait de dérober ce qui est à autrui. Belle association pour saborder les actions de nettoyage de la Minétat.
Depuis que des sanctions ont été prises au sein de l’administration de l’Éducation nationale, une agitation malsaine voit le jour. Motion par-ci, menaces par-là, etc. En fait, les sources qui abreuvaient le mal ont été coupées et l’argent rendu aux ayants-droits : les enseignants. Et aucun mensonge ne changera cela. Mais il n’y en a que trop, et il faut corriger ça.
Saviez-vous que la prime de la gratuité n’a jamais été réduite ? Avant la réforme, elle était comprise dans les frais de fonctionnement des écoles et se retrouvait sous la gestion des chefs d’établissement. Conséquences : paiements irréguliers, pertes, décisions arbitraires à la discrétion de ces derniers, inégalités récurrentes et autres abus en tous genres. Pour rétablir les enseignants dans leur plein droit, la Ministre d’Etat a engagé une réforme qui a abouti à l’intégration de la prime de la gratuité dans le salaire des enseignants, la rendant de ce fait intouchable puisque le paiement des enseignants se fait via un système sécurisé par l’Etat. Pour beaucoup, c’est du pain arraché à la bouche. Mais les bénéficiaires ont été servis.
Mieux encore, le Directeur national de la Direction de la préparation de la paie (DINACOPE), le Directeur adjoint chargé du système d’information ont été suspendus suite à des incohérences informatiques imputables au traitement de la paie. Par ailleurs, un audit administratif et physique avec les services compétents, y compris la présidence de la République.
Les faucons et les vautours n’aiment pas l’ordre. D’ailleurs leur apparition présage toujours des tumultes en tous genres, allant jusqu’à mettre en péril la réalisation de la vision du chef de l’Etat, au nom de la vision du chef de l’Etat. Un paradoxe !
Dans l’entretemps, le réformes continuent, au grand désespoir des détracteurs. Les enseignants ont eu une augmentation salariale de 100 000 FC, 1000 enseignants en âge de la retraite sont partis après avoir perçu leurs indemnités de sortie de plus de 10 000 USD chacun, tous remplacés par des unités plus jeunes. Une première.
Que dire enfin de la construction de 1384 écoles pour l’exercice 2025. Cela a permis d’absorber le surplus d’élèves issu de la gratuité.
Maintenant que cela est dit, il est important de rappeler que mensonges et autres tumultes inutiles causés dans le seul but de sauver des personnes sanctionnées pour malversations ne pousse qu’à une et unique conclusion : qui se ressemble s’assemble. Observons maintenant.
ACCE

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