C’est un séisme ravageur qui est déclenché au sein du ministère de l’Education Nationale et Nouvelle Citoyenneté par la ministre d’Etat Raïssa Malu, au travers des réformes, innovations, décisions et autres mises en place, au point de bouger les lignes, et surtout, de mettre en branle tout le réseau mafieux qui torpille financièrement le sous-secteur depuis plusieurs années.
L’agitation est à son comble avec la récente suspension du directeur national Boniface Mbaka de la Direction nationale de contrôle, de la préparation de la paie et de la maîtrise des effectifs des enseignants et du personnel administratif des établissements scolaires (Dinacope) pour des faits graves mis à sa charge.
Qui a bu boira…
Nommé en octobre 2024 comme responsable national de ce service stratégique du ministère, il clamait haut et fort de revenir à des fondamentaux après la mise à l’écart de son prédécesseur, Papy Mangobe. Mais un adage vrai dit : «celui qui a bu boira » ou encore « la true lavée s’est à nouveau vautrée dans la mare». Boniface Mbaka, qui fut déjà à une époque directeur de la Dinacope mais ensuite limogé, est revenu à ce poste, non pas comme pour saisir une seconde chance afin de mieux faire et accéder à une retraite paisible, mais plutôt tel un assassin qui revient sur son lieu de crime.
Il a repris ses reflexes de prédateur avec déjà le gonflement des effectifs sur base des recrutements irréguliers contre l’instruction de l’autorité de tutelle, des détournements des deniers publics, la multiplication des enseignants et agents fictifs à la Dinacope, la ponction de 20.000 FC sur la prime de la gratuité de plusieurs enseignants du primaire de certaines provinces éducationnelles du pays, etc. Boniface Mbaka a réactivé le circuit maffieux constitué d’un groupe d’invididus qui se retrouvent dans certaines institutions du pays et qui happent des millions de dollars du ministère, au grand dam des professionnels de la craie. On parle aussi d’un montant faramineux de 8 millions de Dollars transférés dans des zones occupées dans l’Est pour la paie des enseignants, et ce fonds serait géré par l’administration de l’AFC/M23 ! Ceci serait entre autres la raison des enquêtes menées par les services de sécurité ayant abouti à la récente et rude interpellation de Boniface Mbaka par la Maison militaire et du Conseil national de Cyberdefense, il a été emmené manu militari, avant d’être relaxé tout en étant sous surveillance.
Coup de pied dans la fourmilière…
La mise à l’écart de Boniface Mbaka de la Dinacope s’avère un véritable coup de pied dans la fourmilière donné par la ministre d’Etat Raïssa Malu, mettant en mal tout un système de prédation ; une décision administrative prise dans le souci du bon fonctionnement de cette direction stratégique pour protéger les intérêts des enseignants.
Et naturellement, cela a suscité des attaques des prédateurs et autres pourfendeurs qui balancent des accusations dénuées de tout fondement contre la ministre d’Etat par le biais d’une certaine presse instrumentalisée, mais la patronne de l’Éducation Nationale et Nouvelle Citoyenneté bénéficie de la totale confiance du Chef de l’Etat Félix Antoine Tshisekedi qui l’avait chargée de redorer l’image du ministère.
Notons-le, la ministre d’Etat ne fixe pas le salaire des enseignants, ou encore, elle ne paie pas les enseignants, ce sont les prérogatives du ministère des finances qui débloquent les fonds. Tenter de la salir à ce sujet -alors qu’elle n’engage pas financièrement le ministère et tous ses services dont la Dinacope- ne relève que de l’affabulation, d’accusation gratuite.
La peur du démantèlement…
La grande peur dans ce camp d’ennemis du ministère et de la République, c’est d’être mis à nus avec la nomination d’un nouveau directeur national intérimaire, Vital Lumbala, désigné plusieurs fois meilleur Inspecteur principal provincial, et connu pour son intégrité et professionnalisme. Ces prédateurs tremblent à l’idée d’être dévoilés dans leur plan macabre. Succédant à Mbaka, Vital Lumbala s’est rapidement attelé à la correction de la problématique de la ponction de 20.000 FC sur la prime de la gratuité, avant de s’attaquer à d’autres problèmes au coeur du dysfonctionnement de la Dinacope et reveler d’autres dossiers obscurs de cette direction cruciale du ministère comme les écoles fictives, le gonflement d’effectifs dans l’Est du pays, le détournement des fonds.
Raïssa Malu change la donne…
A son arrivée à la tête de l’ex-ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST) en juin 2024, mué en Education Nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu s’est vue assigner par le Président de la République l’exaltante mission d’assainir, moderniser le sous-secteur et de travailler à l’amélioration de l’image de l’Education, gravement écornée par ses prédécesseurs Tony Muaba (des malversations financières dénoncées par l’Inspection générale des finances) et Willy Bakonga (jusqu’à être écroué en prison 7 mois durant) ; ils s’étaient illustrés par des détournements des fonds ; la dilapidation des fonds du ministère a longtemps été tout un mode de fonctionnement du sous-secteur de l’Education Nationale.
Raïssa Malu a de prime abord tracé la ligne de conduite basée sur les cinq principes directeurs contenus dans le Plan quinquennal 2024-2029 du ministère (une innovation), et le deuxième principe, c’est le renforcement de l’administration. Et pourtant, c’est de cette administration que viennent des maux qui rongent profondément le secteur de l’éducation. La ministre d’Etat a commencé par lancer des réformes marquant le début de l’ébranlement du réseau mafieux ayant des tentacules même dans d’autres institutions publiques. Elle a mis fin aux pratiques opaques dans l’impression des bulletins et autres dossiers scolaires qui profitait à un groupe d’individus détournant des millions de dollars américains, elle a initié la rationalisation des bureaux gestionnaires, etc.
Déterminée, Raïssa Malu va poursuivre, de manière résolue, contre vents et tempêtes, sa mission complexe d’améliorer la qualité de l’enseignement, des conditions socio-professionnelles des enseignants ; de démanteler cette maffia qui veut briser l’avenir des écoliers congolais ; et de revêtir le sous-secteur de l’Education Nationale d’une once de crédibilité.
MEM, correspondance particulière

Soyez le premier à commenter