
Accompagnée de la Ministre d’État Raïssa Malu de l’Education Nationale et Nouvelle Citoyenneté (EDU), du ministre d’Etat Guylain Nyembo du Plan, du ministre Roger Kamba de la Santé, et du ministre Muhindo Nzangi de l’Agriculture, la Première Ministre et Cheffe du Gouvernement Judith Suminwa a lancé officiellement, le lundi 2 mars 2026 à l’EP (école primaire) Kifungu, à Kalemie, dans la province de Tanganyika, le programme national des cantines scolaires. C’était à l’occasion de la Journée Africaine de l’Alimentation scolaire, célébrée le 1er mars depuis 2016. Le thème choisi pour cette journée est « Promouvoir la sécurité et la résilience en chaque repas scolaire « .
Outre, les membres du Gouvernement central accompagnant la Cheffe du Gouvernement, on a noté la présence à cette importante cérémonie des sénateurs, députés nationaux et provinciaux du Tanganyika, du Gouverneur Christian Kitungwa de la province, du président Cyril Kimpu Awel de l’Assemblée provinciale, le Secrétaire général à l’EDU-NC Juvenal Sanga, etc. David Stevenson, Représentant résident et Directeur-pays du PAM, et Bruno Lemarquis, Représentant spécial adjoint du Secrétaire général pour la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (Monusco) ont également assisté à la cérémonie organisée dans une ambiance solennelle dans l’enceinte de l’EP Kifungu bondé de la population locale et d’élèves. On pouvait aussi lire sur un roll-up : « l’alimentation scolaire est un levier direct de la qualité des apprentissages« .

Le choix de Kalemie pour lancer la cérémonie de la Journée africaine de l’Alimentation scolaire en RDC n’est pas un hasard, a d’emblée souligné la Ministre d’Etat Raïssa Malu lors de sa prise de parole, indiquant que le Chef-lieu de Tanganyika, par sa résilience, symbolise cette volonté farouche du peuple congolais à bâtir un avenir à la mesure de ses ambitions. La patronne de l’EDU-NC a fait remarquer que sous l’impulsion du Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, l’école a été rendu accessible à tous grâce à la gratuité. C’était une première phase, avant la deuxième relative à la mise en oeuvre de l’alimentation scolaire. « Un enfant qui a faim, n’apprend pas. Comment exiger l’excellence d’un esprit dont le corps appelle à l’aide ? La malnutrition n’est pas qu’un défi de santé publique, c’est un plafond des verres de l’intelligence et un frein au développement de notre nation », a-t-elle interpellé. Et marteler que ce programme de cantines scolaires n’est pas une simple mesure sociale, « c’est un investissement stratégique dans le potentiel de notre jeunesse« .
Raïssa Malu a rappelé que cette ambition n’est plus un simple projet, parce que désormais gravée dans la Stratégie nationale de l’alimentation scolaire 2025-2030 validée en août dernier. « Ce document dépasse le cadre d’un plan technique, c’est le contrat que la nation signe avec sa jeunesse. Elle repose sur une conviction scientifique soutenue par le ministère du Plan. Chaque Franc Congolais investi dans une assiette scolaire est un levier de croissance. En luttant ici contre le décrochage et en boostant la réussite, nous transformons la dépense sociale en un investissement productif pour le capital humain de la RDC« , a-t-elle soutenu.

Elle a évoqué l’approche de transformation totale de la Stratégie nationale de l’alimentation scolaire à travers trois piliers : premièrement, la souveraineté alimentaire en faisant de la cantine scolaire le moteur de l’économie rural via l’agriculture ; deuxièmement, la protection sanitaire ; et enfin, la pérennité à travers la vision à l’horizon 2030 afin de garantir que chaque élève à chaque coin du pays accède à un repas saint et nutritif chaque jour. « Nous préparons pour cela un cadre légal solide pour que ce programme devienne un droit inaliénable pour chaque petit congolais« , a insisté la ministre d’État. Raïssa Malu a enfin remercié le PAM pour son aide dans l’opérationnalisation du programme des cantines scolaires et l’Agence française de développement (AFD) pourvoyeuse d’une aide directe de 4 millions d’euros, en faveur du programme.

Après le discours de la Ministre d’Etat, la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a officiellement lancé le programme national des cantines scolaires à partir de Kalemie. Dans son allocution de lancement, la Cheffe du Gouvernement a souligné que ce programme est une décision politique, sociale et stratégique ; et de noter : « ce programme n’est pas une action isolée du ministère de l’Éducation Nationale et Nouvelle Citoyenneté, il est l’expression d’un Gouvernement qui agit de manière coordonnée, avec un seul objectif : renforcer la dignité de l’enfant congolais« .
Judith Suminwq a laissé entendre : « Au-delà de sa dimension sociale, l’alimentation scolaire est un choix de souveraineté. Nous voulons que les cantines s’approvisionnent auprès de nos producteurs, nous voulons que nos territoires bénéficient de cette dynamique économique, nous voulons stimuler l’économie locale et consolider les circuits nationaux. Ainsi, chaque repas servi dans une école pourra soutenir un agriculteur, un entrepreneur, une famille. C’est une véritable chaîne de solidarité nationale. Ce programme repose sur une conviction simple : les politiques publiques doivent être efficaces, mesurables et responsables« .
Bien avant les deux membres du Gouvernement, Bruno Le Marquis de la Monusco a fait savoir que 26,6 millions de personnes sont en sécurité alimentaire en RDC, dont 4 millions en phase d’urgence avant la phase de famine, et les deux territoires touchés au Tanganyika sont Moba et Kongolo. La province compte 300 milles déplacés internes sur un total de 6 millions. Il a réitéré l’accompagnement de la Monusco aux actions de la RDC.
Congo365.cd

Soyez le premier à commenter